Petite leçon de droit des assurances

Ce qui suit est le résumé de l’argumentation présentée par le cabinet Radier dans une affaire en cours, pour la défense des intérêts de l’expert poursuivi par l’assureur, dans le but d’engager sa responsabilité professionnelle. M. B… a eu neuf enfants d’un premier lit et trois enfants issus d’un second mariage avec Madame  Z… Il est établi que le …mai 19.., M. B.. et Mme Z… avaient acheté une maison d’habitation. Le …mars 19.., M. B décédait Madame Z… souscrivait, le .. août 20.. un contrat d’assurance multirisque habitation auprès d’A.. Le ..mars 2012,... Lire la suite

Lettre recommandée et prescription biennale.

Les praticiens connaissent bien l’article L 114-2 du code des assurances qui permet l’interruption de la prescription biennale par l’envoi d’une lettre recommandée, adressée à l’assureur. Lorsque l’assuré, ou son mandataire, adresse une lettre recommandée à l’assureur, cette lettre a pour effet d’interrompre la prescription et de faire partir un nouveau délai. Mais il arrive fréquemment que les assurés se défendent seuls, et adresse des lettres recommandées à l’assureur dans l’ignorance de la règle. Fréquemment, ces lettres ne comportent pas de mise en demeure de payer, mais se contentent simplement de se plaindre de... Lire la suite

La modification de l’intérêt au taux légal

Une modification peu remarquée du mode de calcul et du montant de l’intérêt légal va grandement modifier les rapports assurés-assureurs. Un arrêté du 23 décembre 2014 fixe les taux de l’intérêt légal pour le 1er semestre 2015, l’un pour les personnes physiques n’agissant pas pour des besoins professionnels, l’autre pour tous les autres cas. Ces taux sont désormais actualisés une fois par semestre, et non plus annuellement, afin de refléter au mieux les fluctuations de l’activité économique. Pour le premier semestre 2015, le taux est de 4,06 % Cette réforme est importante, il faut... Lire la suite

La perte de chance

Un arrêt du 11 septembre 2014 est l’occasion de rappeler la position de la cour de cassation en matière de perte de chance. Ce point est important, quand un assuré se plaint de la mauvaise qualité de la prestation de l’intermédiaire d’assurance, agent ou courtier, par la faute duquel il a été mal ou pas assuré du tout, l’étendue de la réparation est soumis au régime de la perte de chance. Indépendamment de la question de la faute, imposant à l’assuré de démontrer que l’intermédiaire était informé de sa situation et qu’il n’a pas... Lire la suite

L’importance de l’activité déclarée

Une entreprise dont l’activité était celle « d’importateur, négociant de jouets en peluche », prend des locaux neufs à bail. Le futur locataire obtient du propriétaire l’autorisation de commencer ses travaux d’aménagement avant l’entrée en vigueur du bail, et quelques jours plus tard le 26 janvier 2013 un incendie provoqué par un ouvrier du futur locataire détruit les locaux. Les services de gendarmerie ont conclu que l’incendie était imputable à un préposé de la société G… qui avait procédé dans l’immeuble, avant qu’il ne lui soit confié en location, à des travaux d’installation d’étagères... Lire la suite

La qualité de propriétaire et le droit au paiement des indemnités

Au moment du  sinistre, l’assureur a la fâcheuse habitude de solliciter de l’assuré une multitude de justificatifs de sa qualité de propriétaire, pour accepter indemniser les pertes ou les dommages subis par la chose assurée. Le débat est récurrent, il est particulièrement fréquent en matière de contrat automobile, mais le raisonnement vaut pour tous les contrats et toutes les garanties. Les automobilistes qui ont cédé aux sirènes de l’acquisition à l’étranger pour faire des économies connaissent bien la suspicion systématique des assureurs quand on leur présente des actes en langue étrangère. Comme si l’Europe... Lire la suite

Le délai de deux ans dans les contrats pour le paiement de l’indemnité différée

En matière d’assurance dommages de biens immobiliers, les contrats d’assurance prévoient un paiement de l’indemnité due pour la reconstruction du bâtiment sinistré en deux temps : – L’indemnité dite « immédiate », correspondant à la valeur de reconstruction à neuf, déduction faite de la vétusté du bien, est réglée dès l’évaluation des dommages finalisée. De plus en plus d’assureurs prévoient une clause « valeur vénale » ou « valeur économique » limitant l’indemnité immédiate à la valeur de vente du bâtiment au jour du sinistre moins la valeur du terrain nu. – L’indemnité dite... Lire la suite

La responsabilité des agents et des courtiers

Un arrêt ancien de la cour de cassation a bien indiqué le contenu des obligations du courtier. « Le rôle du courtier ne se limite pas à mettre en présence le futur assuré et son futur assureur et à laisser ces derniers discuter entre eux sans intermédiaire les clauses du contrat à intervenir ; que si le futur assuré s’adresse à un courtier, c’est parce que lui-même n’ayant pas le temps nécessaire et surtout ne possédant pas la compétence technique et juridique indispensable à la discussion de la rédaction initiale de la police et... Lire la suite

L’administrateur de bien

Administrateur de biens – responsabilité – Contrat d’assurance du locataire L’administrateur de bien doit vérifier que le locataire a souscrit un contrat d’assurance. « …en sa qualité d’administrateur de biens, la société avait l’obligation de vérifier l’accomplissement des obligations imposées au locataire, en particulier la souscription, par ce dernier d’une assurance couvrant les dommages pouvant résulter de l’occupation de l’appartement. » La cour de cassation considère que l’administrateur a commis une faute engageant sa responsabilité contractuelle.(Cass 1995) « … faisant état de l’insolvabilité du locataire, et se prévalant de la faute commise par l’administrateur pour... Lire la suite

Les accidents d’ascenseur

1/ Le gardien Le propriétaire d’un immeuble, ou de ses éléments d’équipement, est censé exercer les pouvoirs de contrôle et de direction qui caractérisent la garde, sur les éléments d’équipement de son immeuble, tels qu’un ascenseur, conformément à l’article 1384, al.1, du Code Civil. Il est donc responsable au premier chef d’une défaillance de l’ascenseur. Sa responsabilité peut également être recherchée pour faute, si, par négligence ou inattention, il n’a pas remédié à un défaut de fonctionnement de son appareil ou n’a pas pris la précaution de souscrire un contrat d’entretien et de maintenance... Lire la suite

Les confiés en bijouterie

Le régime des confies en bijouterie Les circonstances dans lesquelles un bijoutier reçoit d’un client un bijou recouvrent deux hypothèses, il s’agit d’une remise soit pour réparation, soit pour la vente. 1/ Le contrat de « confié » Ce contrat n’a jamais été défini avec une précision absolue par la jurisprudence, mais la qualification la plus souvent retenue est celle du dépôt. Article 1927 du code civil  » le dépositaire doit apporter dans la garde de la chose déposée les mêmes soins qu’il apporte dans la garde des choses qui lui appartiennent » Bien qu’il s’agisse là... Lire la suite

L’expertise amiable

En cas de sinistre, les contrats d’assurance prévoient généralement l’organisation d’une expertise amiable contradictoire, et même obligatoire. Chacun de l’assureur et de l’assuré désigne son expert. L’expert d’assuré établit ce qu’on appelle « un état de perte » qui comprend le détail des réclamations de la victime rédigé avec l’aide de son client, et justificatifs à l’appui. (factures devis etc…) Une fois achevé l’état de perte, l’expert d’assuré l’adresse à l’expert de la compagnie d’assurance qu’il rencontrera et avec lequel un débat va s’instaurer, sur les garanties et sur les évaluations. Historiquement il était d’usage d’établir... Lire la suite

L’indemnisation des sinistres

L’indemnisation des sinistres Il convient de distinguer l’origine de l’obligation d’indemnisation pour déterminer la méthode à appliquer. En effet, le préjudice d’une victime sera réparé selon les règles du droit civil s’il poursuit le responsable du dommage (et/ou son assureur de responsabilité), et selon les limites et méthodes du contrat d’assurance, si c’est l’assureur de bien qui l’indemnise. Cette distinction des modes d’indemnisation provient de la nature différente de l’origine de l’indemnisation. D’un coté la loi détermine le mode universel d’indemnisation de celui qui subit un préjudice dans sa relation avec le responsable. L’indemnisation... Lire la suite

Garantie architecte maitrise d’oeuvre et l’art 111-3 du Code de l’urbanisme

Conformément aux conditions générales du contrat l’assureur garantit les dommages subis par les biens du souscripteur lorsqu’ils sont endommagés à l’occasion d’un sinistre. « Article L113-1 code des assurances : Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l’assuré sont à la charge de l’assureur, sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. » Ainsi les contrat prévoient que l’assureur rembourse, le coût de reconstruction du bien, y compris la vétusté, si l’assuré justifie de la réparation du bien. Un arrêt récent a statué sur le principe... Lire la suite

Destinataire des indemnité conflit propriétaire locataire

Conflit propriétaire et souscripteur Il arrive qu’à l’occasion d’un sinistre, le locataire ait souscrit un contrat d’assurance de chose, et que l’assureur tente de lui opposer qu’il n’est pas le propriétaire du bien pour refuser de payer l’indemnisation du dommage. Cette difficulté relève de l’analyse des rapports entre l’assurance de responsabilité et l’assurance de dommage, ainsi que de ceux entre propriétaire et locataire en cas d’assurance de chose. Un exemple reflète simplement cette difficulté. Le locataire d’un véhicule souscrit une assurance de dommage, le véhicule est détruit et un conflit surgit avec l’assureur pour... Lire la suite

Règle proprotionnelle de capitaux : article L 121-5 du code des assurances

La règle proportionnelle de capitaux et l’article L 121-5 du code des assurances. Il arrive fréquemment que l’assuré n’ait pas pris la précaution de vérifier la suffisance du montant des garanties comparé à la valeur des biens qu’il a assuré. C’est ce qu’on appelle une insuffisance de capitaux. Chacun imagine que lorsque son contrat prévoit une garantie de 50.000 € pour les biens garantis, si ceux-ci s’avèrent en réalité valoir 80.000 €, il sera couvert jusqu’au 50.000 € garantis. Malheureusement cette hypothèse de sous-garantie est soumise à une règle spéciale, qui aboutit à priver... Lire la suite

Le droit commun de l’indemnisation

Il convient de rappeler que les règles du droit de la responsabilité et de l’indemnisation des préjudices sont nombreuses et complexes. Elles ne peuvent donc être évoquées ici que de manière tout à fait succincte. En droit commun, lorsqu’une victime s’adresse au responsable pour obtenir la réparation de son préjudice, l’évaluation de ce préjudice est régie par un principe fondamental du droit français, il s’agit du principe de réparation intégrale. Cette règle s’applique aussi bien quand il s’agit du dommage corporel de la victime d’un accident, que pour la réparation d’un mur, le remplacement... Lire la suite

Les modes d’évaluation des dommages dans les contrats d’assurance

Les modes d’évaluation des dommages dans les contrats d’assurance Il convient tout d’abord de savoir que le domaine du contrat d’assurance est celui de la liberté contractuelle, et par conséquent que les assureurs sont libres de prévoir les modalités d’indemnisation de leur choix, en fonction des primes perçues et des effets de la concurrence. Certains indemniseront en valeur d’usage, d’autres en valeur de remplacement, d’autres encore en valeur à neuf, les définitions sont multiples et souvent biens difficiles à comprendre pour le profane. Il convient de distinguer les biens meubles des immeubles. 1 /... Lire la suite

L’aléa

L’Aléa et l’article 1964 du code civil Le contrat d’assurance est avant tout un contrat aléatoire, c’est à dire un contrat dans lequel chacune des parties accepte le caractère incertain de l’événement qui donne naissance à l’obligation de l’assureur d’indemniser la victime. En l’absence d’aléa, le contrat est nul. Le juge apprécie l’existence de l’aléa en se situant au moment de l’accord des volontés, donc de la signature du contrat (Cass. 1re civ., 15 oct. 1991) L’aléa doit donc exister au moment même de la formation du contrat d’assurance. S’agissant de la gradation de... Lire la suite

Les précautions à prendre à la souscription

Dix points clés à surveiller avant de signer La souscription d’un contrat d’assurance nécessite une grande prudence si vous voulez éviter les déconvenues. Découvrez les dix points clés à surveiller avant de signer. 1. Consultez un véritable professionnel de l’assurance S’il ne fallait retenir qu’un conseil au sujet de l’assurance, ce serait celui-ci : consultez un véritable professionnel de l’assurance. Aujourd’hui les ventes de contrats d’assurance au sein des banques, ou encore par internet ou téléphone, se multiplient. Ces assurances proposent des contrats d’adhésion communs à tous qui ne s’adaptent pas à vos besoins... Lire la suite

La formation et le contenu du contrat d’assurance

Le contrat d’assurance est un contrat dit consensuel, c’est à dire qu’il se forme par le simple accord des volontés entre l’assureur et son client-assuré. Toutefois la cour de cassation impose la fourniture d’un document écrit pour démontrer l’existence du contrat d’assurance. Si cette question ne soulève rarement des difficultés, en revanche se pose plus fréquemment la question du contenu du contrat. En effet, il arrive qu’un assuré n’ait pas signé son contrat d’assurance, ou que l’assureur ne lui ait remis qu’une partie du contrat, les conditions particulières signés du client, mais pas les... Lire la suite

La modification du contrat

La modification du contrat d’assurance Il arrive fréquemment qu’après avoir réclamé une modification du contrat, un sinistre intervienne à l’occasion duquel se pose la question de savoir si la modification est valablement opposable à l’assureur. L’article L 112-2 du code des assurances prévoit : « Est considérée comme acceptée la proposition, faite par lettre recommandée, de prolonger ou de modifier un contrat ou de remettre en vigueur un contrat suspendu, si l’assureur ne refuse pas cette proposition dans les dix jours après qu’elle lui soit parvenue. » Il convient de noter que la jurisprudence a eu... Lire la suite

Les motifs particuliers de résiliation : article L 113-16

Les motifs particuliers de résiliation L’article L 113-16 du code des assurances offre aux parties diverses facultés de résiliation. « En cas de survenance d’un des événements suivants : – changement de domicile – changement de situation matrimoniale – changement de régime matrimonial – changement de profession – retraite professionnelle ou cessation définitive d’activité professionnelle le contrat d’assurance peut être résilié par chacune des parties lorsqu’il a pour objet la garantie de risques en relation directe avec la situation antérieure et qui ne se retrouvent pas dans la situation nouvelle. La résiliation du contrat ne... Lire la suite

La résiliation pour non paiement des primes : article L 113-3

La résiliation du contrat d’assurance pour non-paiement de la prime est prévue par l’article L 113-3 du code des assurances qui stipule : « …A défaut de paiement d’une prime ou d’une fraction de prime, dans les dix jours de son échéance, et indépendamment du droit pour l’assureur de poursuivre l’exécution du contrat en justice, la garantie ne peut être suspendue que trente jours après la mise en demeure de l’assuré. Au cas où la prime annuelle a été fractionnée, la suspension de la garantie, intervenue en cas de non-paiement d’une des fractions de prime,... Lire la suite

La prescription biennale et l’article L 114-1 du code des assurances

Il s’agit de l’une des principales sources de contentieux portant sur le droit des assurances. Le plus souvent l’assuré subit les lenteurs de la gestion de son sinistre sans se douter que pend au-dessus de sa tête une épée de Damoclès, qui risque d’anéantir tous ses droits à indemnités, et que l’assureur connaît bien. En effet en cas de sinistre, il faut déclarer le sinistre attendre la visite de l’expert de la compagnie lui fournir toutes les pièces justificatives des dommages, tous les documents réclamés jusqu’à ce qu’une difficulté surgisse et que l’assureur manifeste... Lire la suite

Les modes d’interruption de la prescription biennale : article L 114-2 du code des assurances

Découvrir la courte durée de la prescription en droit des assurances, c’est immédiatement s’interroger sur les moyens de l’interrompre. En effet, l’effet dévastateur de ce moyen qui anéantit l’action de l’assuré contre l’assureur, trop méconnu, conduit immédiatement à s’interroger sur les moyens de l’écarter. Pour cela il convient de comprendre le mécanisme de la prescription. La prescription est considérée comme laissant présumé que le créancier d’une action s’en est désintéressé et qu’il y a renoncé en laissant s’écouler une période définie par la loi. Dans certaines hypothèses cette prescription peut être sauvée par des... Lire la suite

Nullité et règle proportionnelle de prime Articles L 113-8 et L 113-9 du code des assurances : présentation du problème

Un assureur oppose la nullité du contrat pour fausse déclaration intentionnelle ou veut appliquer à l’indemnisation des dommages une « règle proportionnelle de prime » fondée sur une erreur de déclaration de votre situation. Pour bien comprendre cette difficulté il convient préalablement de connaître un des fondements essentiels du contrat d’assurance, il s’agit du rapport entre la situation de l’assuré telle qu’il l’a déclarée et la prime calculée par l’assureur. Ce fondement est exprimé dans les articles L 113-8 et L 113-9 du code des assurances. Article L 113-8 : …le contrat d’assurance est nul en... Lire la suite

Les déchéances

LES DECHEANCES Les déchéances et nullités constituent des sanctions contre une négligence ou une faute de l’assuré. Elles doivent remplir des conditions de forme et de fond. Condition de forme Tout d’abord la loi du 31 décembre 1989 a prévu à l’article L 112-4 du code des assurances :  » Les clauses des polices édictant des nullités, des déchéances ou des exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractères très apparents. » Par conséquent pour être valablement opposées à l’assuré il faut tout d’abord que l’assureur ait expressément prévu une clause de... Lire la suite

Exageration des dommages

Les contrats contiennent une clause dont l’objet est de sanctionner la fraude commise par l’assuré dans le but d’obtenir une indemnité indue en tout ou partie. Il s’agit de sanctionner l’assuré qui tente de faire payer une indemnité pour un sinistre imaginaire ou volontaire ou encore qui, en présence d’un sinistre garanti, exagère les dommages subis dans le but d’obtenir une indemnité supérieure à celle à laquelle le contrat lui donne droit. La charge de la preuve des conditions d’application de la sanction incombe naturellement à l’assureur qui s’en prévaut. La jurisprudence appréhende la déchéance... Lire la suite

La notion d’accident

2-2-3-1 La notion d’accident De nombreux contrats limitent certaines garanties à la prise en charges des évènements à caractère accidentel. Il convient d’indiquer immédiatement que cette condition de la garantie n’est valable qu’à la condition d’être définie dans le contrat d’assurance. A défaut de définition dans le contrat la cour de cassation considère que l’assureur ne peut pas refuser sa garantie à un évènement dont la définition serait aussi floue, s’il est expressément garanti par le contrat. En revanche il arrive que le contrat définisse la notion d’accident mais c’est avec une grande diversité... Lire la suite

Les exclusions : présentation générale

Il n’est pas possible de traiter ici toutes les clauses d’exclusions rencontrées dans tous les contrats d’assurance. Lorsque l’on sait au surplus qu’il existe une distinction subtile entre exclusions et conditions de garanties, qui sont des notions proches mais relevant de régimes juridiques distincts, la question est donc fort complexe. L’article du code des assurances qui régit les exclusions est l’article L 113-1 édicte : « Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l’assuré sont à la charge de l’assureur, sauf exclusion formelle et limitée contenue... Lire la suite

Le sinistre majeur des PME

La plupart des entreprises disposent d’une garantie de pertes d’exploitations en cas de sinistre lui-même garanti par le contrat ( incendie, vol etc…) dont l’objet est d’indemniser l’assuré du préjudice subi durant la cessation totale ou partielle de son activité. Par cette garantie l’assureur s’engage généralement à rembourser la marge brute perdue pendant la période durant laquelle les résultats sont affectés par le sinistre. L’expérience montre que les contrats ne fixent jamais à l’avance les conditions de versement de ces indemnités, de sorte que l’assuré est à la merci de la bonne volonté de... Lire la suite

Introduction

Les contrats Multirisques Les particuliers et les PME souscrivent pour leur vie quotidienne de nombreux contrats standardisés. Cette standardisation a pour conséquence de donner un caractère récurrent aux problèmes rencontrés. Il convient de se réjouir de la tendance générale à l’amélioration des garanties après une longue période de publicité douteuse, où les assureurs laissaient miroiter l’illusion de tout garantir, et provoquaient de nombreuses déconvenues au moment du traitement des sinistres. Désormais, la présentation des garanties tend à se simplifier et son contenu s’améliore régulièrement. Les particuliers souscrivent principalement 3 contrats qui seront examinés ici.... Lire la suite

Assurance incendie

La garantie incendie Les compagnies d’assurance sont libres d’intégrer dans leurs contrats les garanties de leur choix, et dans les méandres d’une concurrence feutrée, ils rivalisent de garanties nouvelles ou réduites auprès des professionnels de la vente, agents courtiers et salariés. Pour le client ce marché est opaque et illisible, toutefois il découvre le jour du sinistre que son contrat garantit tel événement dans telles conditions, ou que telle garantie existe ailleurs mais pas dans le sien. Toutefois il convient de savoir que les contrats multirisques comportent une garantie incendie qui est définie à... Lire la suite

Assurance dégat des eaux

La garantie dégât des eaux Cette garantie couvre les fuites dites « accidentelles » provenant de conduites non enterrées d’arrivée et d’évacuation d’eau et de tous appareils fixes et des infiltrations par les toitures ou les terrasses et les refoulements de canalisations souterraines. Attention, cette garantie ne doit pas être confondue avec la garantie des évènements climatiques et celle des catastrophes naturelles qui sont différentes. L’assurance dégâts des eaux est fréquemment une assurance de choses et une assurance de responsabilité. C’est à dire que le contrat couvre à la fois les dommages subis par l’assuré et... Lire la suite

Assurance vol

La garantie vol, est l’objet de nombreux conflits : – Les conditions de garanties – Les mesures de sécurité – L’évaluation des dommages (voir le chapitre relatif à l’évaluation des dommages) La définition du vol Votre assureur vous explique que votre véhicule ou votre habitation, ne comportent pas de trace d’effraction, et que conformément à l’article x ou y de votre contrat les conditions de la garantie vol ne sont pas réunies. Traditionnellement, les contrats acceptaient la prise en charge de presque tous les sinistres sur la base d’une définition qui prévoyait la disparition,... Lire la suite

La réparation du dommage corporel

L’évaluation des préjudices corporels. Sans entrer dans le détail des débats forts complexes permettant de parvenir à la fixation d’un chiffre pour chaque poste de préjudice, vous trouverez ci-après un résumé des principaux postes indemnisés à l’occasion d’un dommage corporel. Les Préjudices Patrimoniaux: Il s’agit des postes de préjudice pour lesquels les organismes sociaux versent des prestations (frais médicaux, pharmaceutiques, hospitaliers; indemnités journalières de maladie ou prestations d’invalidité), qui ont un caractère indemnitaire et donne lieu à recours des organismes qui sont sensés être remboursés par l’assureur du responsable de l’accident. – Frais médicaux,... Lire la suite

Accidents de la circulation et dommages corporels

Depuis la loi Badinter du 5 juillet 1985, sauf pour les conducteurs à qui l’on peut opposer leur faute, toutes les victimes de préjudice corporel et leur famille sont désormais prises en charges, et bénéficient de l’indemnisation intégrale de tous leurs préjudices, professionnels et personnels. L’article premier de la loi affirme : « Les dispositions du présent chapitre s’appliquent, même lorsqu’elles sont transportées en vertu d’un contrat, aux victimes d’un accident de la circulation dans lequel est impliqué un véhicule terrestre à moteur ainsi que ses remorques ou semi-remorques, à l’exception des chemins de... Lire la suite

Intro sur la clause de maintien

Garantie décès clause de maintien Rappelons en quelques mots les données du problème. Un employeur souscrit un contrat d’assurance santé et décès pour le compte de ses salariés. L’article 7 de la loi du 31 décembre 1989 prévoit la survie des garanties en cas de résiliation du contrat d’assurance de l’employeur : « Lorsque des assurés ou des adhérents sont garantis collectivement contre les risques portant atteinte à l’intégrité physique de la personne ou liés à la maternité, le risque décès ou les risques d’incapacité ou d’invalidité, la résiliation ou le non-renouvellement du contrat... Lire la suite

Les assurances emprunteurs

Chaque emprunteur est soumis à l’obligation de souscrire un contrat d’assurance, garantissant la banque du remboursement de l’emprunt, en cas de décès, d’invalidité totale, voire d’incapacité de travail ou de perte d’emploi. On mesure rarement le coùt de ces contrats qui représentent des sommes conséquentes pesant sur l’emprunteur. Lorsqu’on sait, comme l’ont dénoncé les associations de consommateurs, que les assureurs versent jusqu’à 50% des primes à titre de commission aux banquiers, on mesure l’intérêt du banquier de contraindre le souscripteur à souscrire le contrat auprès de l’assureur avec lequel il a lui-même passé un... Lire la suite

L’arrivée à 60 ans et la perte des garanties

L’affaire ayant donné lieu à la rédaction de cet article, a fait l’objet d’un arrêt du 30 novembre 2016 largement commenté dans les revues professionnelles. Les développements qui suivent doivent en tenir compte, et le commentaire est donc désormais à jour. La quasi intégralité des contrats d’assurance de personne couvrant les garanties « incapacité permanentes » et « invalidité », et promettant le versement d’indemnités ou le remboursement de mensualités d’emprunts à une banque, déclarent une durée des garanties jusqu’à l’âge de 65 ans de l’assuré. Destinés à protéger l’assuré contre l’incapacité de travailler et la perte de... Lire la suite

Les assurances vie

Sous le vocable assurance-vie, le droit recouvre en réalité les assurances de personne. Ces contrats sont à l’origine de conflits nombreux mais relevant le plus souvent de questions limitées et récurrentes. Ces contrats ont généré 4 principaux conflits, le premier sur la mauvaise rentabilité des produits financiers, le deuxième sur le destinataire des indemnités, le troisième sur la notion d’incapacité permanente, et enfin le dernier sur la fausse déclaration d’état de santé. Introduction sur la définition des contrats d’assurance de personne Un contrat d’assurance portant sur la vie d’une personne constitue normalement un pari... Lire la suite

Assurance vie, mariage et héritage

Cet article expose comment l’article L 132-12 permet sans grande difficulté de transmettre son patrimoine à la personne de son choix, en violation de toutes les règles protectrices des héritiers et des conjoints : En matière d’assurance-vie, l’article L 132-12 du Code des Assurances prévoit que:  » le capital ou la rente stipulée payable lors du décès de l’assuré à un bénéficiaire déterminé ne fait pas partie de la succession de l’assuré. » L’article L 132-13 ajoute que: « le capital ou la rente payable au décès du contractant à un bénéficiaire déterminé ne sont soumises... Lire la suite