Les précautions à prendre à la souscription

Dix points clés à surveiller avant de signer

La souscription d’un contrat d’assurance nécessite une grande prudence si vous voulez éviter les déconvenues. Découvrez les dix points clés à surveiller avant de signer.

1. Consultez un véritable professionnel de l’assurance

S’il ne fallait retenir qu’un conseil au sujet de l’assurance, ce serait celui-ci : consultez un véritable professionnel de l’assurance. Aujourd’hui les ventes de contrats d’assurance au sein des banques, ou encore par internet ou téléphone, se multiplient. Ces intermédiaires proposent des contrats d’adhésion communs à tous, qui ne s’adaptent pas à vos besoins personnels. Plus grave : Ils sont vendus par des gens qui ne sauront pas vous prévenir des dangers et qui ne connaissent pas parfaitement les contrats qu’ils vendent. Cela peut avoir des conséquences catastrophiques.

2. Adaptez précisément vos contrats à vos besoins : 
Il est évidemment risqué de ne pas suffisamment s’assurer; mais il est totalement inutile de trop s’assurer. En effet, quand survient un dommage, les indemnisations sont évaluées au regard de ce que vous avez perdu ou des dommages constatés et non en fonction des primes que vous versez. Penser être mieux couvert par une assurance plus chère est une erreur courante. Vous paierez de fortes primes mais ne serez pas plus indemnisé. C’est pour cela qu’il convient de bien chiffrer vos biens ou besoins et de vous assurer en conséquence.

3. Sachez rédiger une bonne déclaration: 
Le mécanisme de l’assurance repose essentiellement sur la déclaration préalable. On est assuré que sur ce que l’on a déclaré lors de la souscription. Cela paraît évident mais cela pose pourtant de nombreux problèmes. Par exemple, nombre d’assurés sous évaluent leurs biens meubles, ils pensent à la télévision au canapé du salon, mais oublient le nombre de paires de chaussures de sports et de nombreux autres biens.

Non conseillés par des professionnels de l’assurance, ils déclareront sans procéder à un inventaire préçis de leur bien. Seront alors exclus les choses qui n’ont pas été déclarés comme la vaisselle, les tableaux, ou encore les bijoux. Le contrat permet à l’assureur de payer moins que le plafond choisi par l’assuré, mais il est impossible d’obtenir plus, cela constitue donc toujours une perte pour l’assuré.

4. Lisez précisément les conditions particulières avant de signer votre contrat: 
Les contrats d’assurance sont des contrats librement négociés.

Ils ne sont pas identiques d’une compagnie à une autre, et d’un assuré à l’autre. Mais surtout, ils sont remplis de pièges pour l’assuré non informé.

Par exemple , la garantie contre le vol ne joue pas en cas d’innocupation. Mais la durée et les conditions de cette innoccupation sont différentes selon les contrats. Il est donc nécessaire de se renseigner si vous projetez d’assurer votre résidence secondaire ou avez décidé de voyager et surtout d’adapter votre contrat à vos habitude à vos intentions.

L’indemnisation en cas de dégâts des eaux suite à l’éclatement de canalisation dûe au gel ne sera dans certains contrats pas prise en compte si l’assuré n’avait pas purgé ses canalisations. Des exemples identiques peuvent être multipliés. Il convient particulièrement d’étudier les conditions de franchise et de vétusté avant de souscrire n’importe quelle police d’assurance. Enfin les contrats comportent parfois des « tiroirs » : même si un bien est assuré, il ne le sera que pour une partie maximum d’indemnisation déterminée au contrat. Selon vos besoins, ce critère est sérieusement à prendre en compte.

5. Effectuez impérativement une mise en concurrence : 
Les comparateurs Internet sont assez développés et peuvent être très pratiques. Mais là encore, l’assurance n’est pas un produit comme les autres.

Il s’agit de comparer sur le fond, garanties et conditions d’indemnisation, plus que sur le prix des cotisations. Il convient donc de rencontrer différents assureurs pour voir ce que pourraient proposer chaqu’un d’eux. Sans doute plus longue, cette démarche pourra vous préserver de lourdes déconvenues dans le futur.

6. Déterminez exactement ce que couvre votre assurance
 : Avant de souscrire une assurance, vérifiez si vous n’êtes pas déjà couvert par ce risque. Par exemple, votre carte de crédit peut vous assurer la perte de vos bagages ou d‘un incident à l‘étranger ou encore en cas d‘accident à la neige. Il est alors inutile de souscrire une autre assurance lorsque vous achetez un billet d’avion ou prenez un forfait de ski. Idem pour les contrats d’assurance des enfants scolarisés. La plupart des contrat MRH couvrent la responsabilité des enfants du souscripteur, inutile de souscrire un contrat complémentaire, les garanties additionnelles proposées sont le plus souvent ridiculement faibles.

7. Discernez ce qui est compris et ce qui est optionnel
 : selon les assureurs, certaines garanties sont comprises d’office ou optionnelles. Une assurance multirisque habitation, bien que obligatoire, peut ou pas prendre en compte différentes garanties comme le vol de bijoux ou le rééquipement à neuf. Pour savoir en quoi vous êtres couvert, il faut éplucher votre contrat.

8. Faites la différence entre assurance-vie et prévoyance : 
Les contrats d’assurance-vie sont plus des contrats d’épargne que des contrats d’assurance. L’assurance-vie et invalidité est dite assurance prévoyance. Celle-ci permet de se prémunir contre un risque de décès en cas d’ accident ou de maladie. En cas de décès ou d‘invalidité, l’assureur s’engage à verser la somme déterminée lors de la souscription du contrat. L’assurance-vie, quant à elle, permet de gérer une épargne, qui sera rétribuée au terme du contrat ou versée aux bénéficiaires désignés par le contrat. L’assurance-vie n’apporte aucune garantie. La prévoyance comprend généralement en plus du contrat décès, une rente pour le conjoint, et en cas d’invalidité une protection du revenu.

9. La complémentaire-santé n’est pas forcément utile : 
La complémentaire-santé peut être rentable pour les assurés ayant de grosses dépenses de santé. Il existe différents niveau de couverture. Il n’est pas forcément utile de payer la complémentaire la plus chère. Le critère de prix n’est pas en soi pertinent car il est malaisé de comparer les prix d’une façon générale. Les cotisations varient selon l’âge, le régime obligatoire de base donc de la profession, et du nombre de bénéficiaires. Calculez au préalable vos dépenses de santé et sur quoi elles portent. Vous pourrez alors mieux cerner vos besoins et choisir la protection qui sera la meilleure pour vous. Vous pourrez également mettre en concurrence les assureurs sur des couvertures très précises, comme les lunettes ou les frais d’hospitalisation.

10. Distinguez mutuelle et société d’assurance
 : La nuance n’est pas uniquement d’ordre publicitaire. Historiquement, les mutuelles sont à l’origine corporatistes. Par exemple, Groupama est une mutuelle d’agriculteur. Aujourd’hui, cette origine se continue dans l’état d’esprit de la mutuelle. Une mutuelle essayera de défendre au mieux ses assurés, là où une société d’assurance se limitera à ce qui est inscrit au contrat. Par exemple, un couple non marié ne bénéficiera pas de la même prise en compte dans une société d’assurance, alors qu’une mutuelle pourra le couvrir comme un couple marié. Mais les mutuelles, basées sur le concept de la solidarité commune, présentent aussi des désavantages. En particulier, les sociétaires sont responsables vis à vis les uns des autres. En cas de lourds dommages portés à un bien assuré par la mutuelle, comme l’incendie d’un immeuble, la mutuelle se tournera vers ses sociétaires pour trouver les fonds nécessaires pour indemniser le sociétaire lésé.

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